Un Australien condamné à rester en Israël jusqu’en 9999

Le sieur Noam Huppert, un Australien et père de deux enfants ne pourra pas quitter l’Israël jusqu’en 9999. A moins qu’il arrive à verser 2 millions d’euros de pension. Ceci, pour s’être séparé de son ex-femme.

Deux millions d’euros de pension alimentaire

Cette somme est l’équivalent de 1 400 euros par mois et par enfant, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 18 ans.
Cette décision a été prononcée par le tribunal israélien en 2013, rapporte le journal britannique The Guardian, mardi 28 décembre. La chaîne RTL précise que si l’homme de 44 ans n’arrive pas à payer cette somme, le tribunal l’a condamné à rester en Israël jusqu’au 31 décembre 9999.

Les faits

En 2011, l’Australien, chimiste de profession, s’est expatrié en Israël pour rejoindre son ex-femme et leurs deux enfants. Deux ans plus tard, cette dernière a lancé une procédure de divorce à l’issue de laquelle le tribunal a prononcé que le quadragénaire doit s’acquitter de ce montant ou rester bloqué dans le pays jusqu’en 9999.
Il s’agit de « l’échéance la plus éloignée possible que l’on puisse saisir dans le système informatique de la justice israélienne« , d’après Ouest France relayant le média australien news.com.au. 

Les étrangers « persécutés » ?

Noam Hupper n’a pas les moyens de payer cette pension. « Je suis bloqué en Israël depuis 2013« , a-t-il déploré. Selon lui, les citoyens australiens sont « persécutés » par le système judiciaire israélien uniquement parce qu’ils étaient mariés à des femmes israéliennes. L’Australien n’est pas le seul étranger se trouvant dans cette situation.
En effet, le journal Ouest France note que le département d’Etat américain en charge des Affaires étrangères a mis en garde ses ressortissants sur ces décisions de justice dans ses conseils aux voyageurs.
« En Israël, les juridictions civiles et religieuses font activement usage de leur autorité pour empêcher certaines personnes, y compris des non-résidents d’Israël, à quitter le pays jusqu’à ce qu’ils aient réglé des dettes ou résolu des problèmes d’ordre légal« , a-t-il précisé.

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