Togo/Diplomatie: ACP-UE : A la tête des négociations ACP, le Togo peaufine sa stratégie axée sur une diplomatie de réseaux

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Lomé est devenu, ces dernières années, une plateforme de rencontres et sommets internationaux malgré la crise politique qui y prévaut. La pro-activité d’une diplomatie offensive basée sur des réseaux et la constance de l’action justifie cette mise en avant. En marge de la 107e session des ministres des ACP, Robert Dussey reçoit le mandat des négociations post Cotonou. Il veut, pour y arriver, compter sur une permanente concertation.

A la veille de la 43e session du conseil des Ministres ACP-UE, la 107e session des ministres des

ACP (Afrique Caraïbes et Pacifiques) a pris fin à Lomé, avec mandat donné au Togo de mener les négociations. Désormais, Lomé qui avait déjà été hôte des Accords ACP-UE devra mener les négociations en aval des Accords de Cotonou qui prennent fin en 2020. Kamina Johnson SMITH a donné officiellement mandat à Robert Dussey qui présidera le groupe central de négociations (GCN). La machine est déjà mise en route.

Houleuses négociations en vue avec l’Union européenne

En 2020, les Accords de Cotonou prendront fin et de nouveaux accords accord prendraient, dans la foulée, la relève. Pour y parvenir, des séries de négociations devront s’ouvrir dans les prochains mois entre le Groupe Central de Négociations (GCN) et l’Union européenne. Ces accords devraient, selon Robert Dussey, permettre “de revoir les vecteurs qui fragilisent les potentialités des Etats ACP, améliorer la gouvernance et assurer le développement du commerce régional” comme il l’a déclaré en marge de la session à Lomé. Mais point de doute au sein du GCN qui compte sur “l’efficacité de la diplomatie togolaise” selon Pato RIMBINK qui y siège pour le compte de la Papouasie Nouvelle Guinée. Alamine Ousmane qui représente le Cameroun est encore plus optimiste, “nous connaissons le pragmatisme de la diplomatie togolaise” insiste-t-il. Il reste, comme la plupart des membres du groupe central, disposé à apporter sa pierre à l’édifice. Une chose est certaine, compte tenu des récentes évolutions dans le monde et des exigences d’un contexte international des plus délicats, les négociations ne seront pas de toute aisance. Dussey saura compter sur les bons contacts en homme de réseau mais aussi et surtout, sur la confiance du président togolais.

Le Togo en tire profit pour son image

Les sommets et rencontres internationaux qui ont eu lieu depuis cinq ans à Lomé devraient profiter à l’image d’un pays qui peine à solidifier son enracinement démocratique. Malgré une crise politique qui secoue le Togo depuis bientôt un an, plusieurs sommets ont pu y avoir lieu. Des actions rendues surtout possible par une diplomatie proactive et pragmatique. La stratégie du ministre des affaires étrangères étant sans cesse “de tirer profit de toute opportunité”, Robert Dussey a multiplié des voyages depuis qu’il est à la tête du ministère, allant aux confins du monde. En tant que chef de file des négociations, il ouvrira rapidement des contacts avec Bruxelles où il pourra compter sur de “solides contacts” selon l’un des participants à la session. Préférant le travail d’équipe, le ministre togolais comptera sur les 11 autres membres du GCN venant de plusieurs pays dont entre autres, le Kenya, l’Ethiopie, la Jamaïque mais aussi la Guyane. En attendant, le ministre rend hommage à Faure Gnassingbé dont il sait combien le soutien et la vision lui seront précieux.

Savi Max Carmel

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