Togo/dialogue : Le pouvoir boude les engagements, l’opposition regagne la rue

7 mois passé(e)s
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Les manifestations de rue de l’opposition reprennent au Togo. En effet, La coalition des 14 parties de l’opposition a annoncé ce vendredi à travers un communiqué rendu public, trois jours de marche les 11, 12, 14 Avril prochain. Estimant que le pouvoir ne respecte guère les engagements prise dans le cadre du dialogue, la C14 retourne dans la rue pour obtenir gain de cause.

L’opposition quitte la table de discussion pour les rues…  En tout cas elle ne croit plus en la bonne foi du régime RPT-UNIR pour  faire avancer les choses. Ainsi donc, la coalition des 14 partis de l’opposition  appelle ses militants à trois jours de marche.

Il s’agit de mercredi 11, jeudi 12 et Samedi 14 Avril 2018. Si le troisième round  du dialogue a pu requinquer les uns et les autres autour de ce dernier, l’espoir ne sera que de courte durée. Et la C14 fait appelle à la rue car selon le communiqué  rendu public, elle fait « Face au dilatoire et au refus du régime RPT/UNIR de respecter ses engagements pris en présence du Facilitateur, notamment la mise en œuvre des mesures d’apaisement, l’arrêt des préparations unilatérales de consultations électorales ainsi que l’arrêt des persécutions, arrestations, poursuites à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition et de la Société civile ».

Ces trois jours de manifestation dénommées  « GRANDES MARCHES DE RAS-LE BOL ET DE MISE EN DEMEURE » gardent les mêmes objectifs que depuis le début. Il s’agit d’une part d’exiger le retour à la Constitution originelle du 14 Octobre 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger. Et d’autre part  exiger l’arrêt immédiat des préparations unilatérales de consultations électorales, la libération immédiate et sans conditions, de tous les prisonniers politiques, l’arrêt immédiat des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition et de la Société civile et exiger l’arrêt immédiat des entraves à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation sur toute l’étendue du territoire national.

Rappelons que cette crise politique que connait le pays a commencé depuis 19 Aout 2017, avec des manifestations de rue réprimées par les forces de l’ordre causant des morts et plusieurs blessés ainsi que des réfugiés.

Stanislas M.

 

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