Togo/Régionales : Ils risquent encore…

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Alors que dans le rang de l’opposition, les partis regroupés au sein de la DMK contestent toujours les résultats issus de la dernière présidentielle, une autre élection se profile à l’horizon…

Alors que dans le rang de l’opposition, les partis regroupés au sein de la DMK contestent toujours les résultats issus de la dernière présidentielle, une autre élection se profile à l’horizon. Celle des régionales. Les pas sont en train d’être posés. Une concertation des acteurs politiques est d’ailleurs mise en place. Dénommée CNAP (Concertation Nationale des Acteurs Politiques), elle se réunit régulièrement pour discuter de l’organisation des régionales. L’issue de ces élections est capitale pour la vie politique du pays. Mais ça semble être ignoré par certains leaders politiques qui déjà retombent dans des erreurs du boycott ou de la politique de la chaise vide.

Les futures élections régionales permettront de choisir des conseillers régionaux, qui constitueront les différents organes des régions, notamment le Conseil régional et son bureau exécutif. Et le CNAP en effet, est initié par le gouvernement pour discuter des contours de ces élections. Il regroupe des partis comme UNIR, l’UFC, l’ANC, le NET, le PDP, la CPP, Le PDR, l’UDSC-Togo entre autres.

La désertion

Certains partis politiques comme la CDPA de Brigitte Kafui Adjamagbo, les FDR de Maître Dodzi Apevon ont décliné tout de suite l’invitation à ce creuset que certains qualifient d’énième dialogue. La dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) qui continue de contester les résultats de la présidentielle de février 2020, a naturellement décliné l’invitation. Le CAR du feu Me Yaovi Agboyibo, a entamé la rencontre avant de quitter la table de discussion parce qu’ils trouvent que les sujets les plus importants sont ignorés. Pour eux, « Il faut régler une fois pour de bon, les problèmes politiques togolais, normaliser la situation politique avec un rebond sur la situation économique ».

Pendant que des réunions se suivent et les travaux avancent, des partis d’opposition quittent la concertation laissant la main libre au pouvoir de décider. La dernière est l’ANC de Jean Pierre Fabre qui, dans une lettre adressée le 27 mai dernier au ministre en charge de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, menace de quitter la CNAP. La raison pour le parti orange est « Le rejet par le gouvernement de mesures qui, à l’évidence, doivent contribuer à la transparence des élections et empêcher la fraude, confirme, une fois encore, le manque total de volonté du pouvoir en place, d’assainir le cadre électoral de notre pays », écrit M. Fabre. Un regard attentif sur le scénario, laisse présager que l’histoire de 2018 se répète pour l’opposition. Pendant que l’opposition radicale s’écarte, le pouvoir avance.

Pourquoi les élections régionales?

Les élections régionales permettront en fait d’élire le Conseil Régional avec à sa tête un Gouverneur. Les conseillers régionaux désigneront les deux tiers des sénateurs, lesquels élisent deux membres de la Cour constitutionnelle” a indiqué Kolani Lardja, Secretaire général du PDR (Parti pour la Démocratie et le Renouveau) à afriquedirect. L’enjeu de cette élection est taille pour que des partis ne laissent pas conté le processus.  

Le risque de la désertion

‘Le chien aboie, la caravane passe’, la désertion des partis contastataires ne semble dissuadé le pouvoir en ce qui concerne les discussions pour l’organisation des régionales. Le contraire aurait en tout cas étonné plus d’un, quand on refait le film de l’organisation des législatives de 2018. Les leaders politiques en ce moment regroupés au sein de la C14, avaient appelé la population à boycotter le recessement electoral. La suite, tout le monde le sais.  Ça a été une belle occasion pour le parti au pouvoir (UNIR) de, non seulement finir avec la C14, mais aussi, de mener sans trop de contraintes les reformes à sa guise, et même d’avoir une majorité écrasante à l’assemblée nationale. Le score du parti  pouvoir à la présidentielle deux ans après, en dit également long.

Va-t-on encore rester à l’écart laisser le processus aux mains du pouvoir et contester le résultat à la fin ? la question taraude les esprits au sein de l’opinion. En tout cas, à cette allure, c’est un nouveau boulevard que l’opposition trace au régime qui ne manquera pas de l’exploiter.

Les travaux continuent malgré tout pour le CNAP, une nouvelle séance devrait avoir lieu hier mercredi 16 juin.

Mi-Dodzi A.

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