Togo: Le PPT s’insurge contre les intimidations du SCRIC sur les journalistes

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Le PPT s’insurge contre les intimidations du SCRIC sur les journalistes

Au Togo, tout porte à croire que la liberté d’expression est en train d’être restreinte. En tout cas c’est le constat amère que fait le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) suite à une convocation adressée au Journaliste Ferdinand AYITE hier samedi par le Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC). Bien que la convocation ait été retirée par après, le PPT condamne cet acte qu’il qualifie “d’intimidation” à l’endroit des journalistes. Le SCRIC devient trop présent dans les affaires de journalisme et cela, pour le PPT, sont des méthodes ubuesques qui portent atteinte à la liberté de presse au Togo. “Le PPT s’insurge contre cette obstination du SCRIC visant à museler les journalistes” indique une note sortie par cette organisation de presse. Lissez plutôt.

COMMUNIQUE DU PPT

(Halte aux intimidations du SCRIC !)

Le samedi 09 Janvier 2021, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) a appris avec stupéfaction que le Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) a adressé une convocation au Directeur de publication du journal L’Alternative, Ferdinand AYITE, convocation qu’il est allé retirer à 15 heures. Il était invité à se présenter le lundi 11 Janvier 2021 à 9 heures dans les locaux dudit service pour les nécessités d’une enquête.

Approché pour nous enquérir des griefs portés contre lui, notre confrère dit qu’il ne connait pas encore le motif de cette convocation mais il a été rappelé plus tard vers 20 heures par le SCRIC qui a procédé au retrait de la convocation sur ordre de sa hiérarchie.

Le Directeur de publication du journal L’Alternative suppose que ladite convocation serait liée à un post sur sa page Facebook au sujet d’un accident de la circulation qui s’est produit dans le grand Lomé.

Si c’est pour ce post sur sa page Facebook que Ferdinand AYITE a été convoqué, le PPT condamne ces dérives du SCRIC qui fait une mauvaise lecture des nouvelles dispositions du Code de la presse et de la communication en son article 5, relatif à la Presse en ligne.

Cette convocation du confrère Ferdinand AYITE vient s’ajouter à celle du Directeur de L’Indépendant Express Carlos KETOHOU qui, au-delà de la convocation, a été enlevé nuitamment le 29 Décembre 2020 par les mêmes éléments du SCRIC.

Le PPT tient à faire la mise au point suivante pour éclairer l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur l’amalgame que le SCRIC s’évertue à entretenir :

Primo : Nulle part dans le Code de la presse et de la communication en vigueur, il n’est formellement pas  interdit aux journalistes de faire usage des nouveaux médias comme les blogs, Facebook, WhatsApp, Twitter, Imo, Instagram… qui sous d’autres cieux, sont une extension des médias traditionnels (Presse écrite, radio et télévision).

Secundo : La propension du SCRIC à vouloir appliquer aux journalistes l’article 497 du code pénal est attentatoire à la liberté de presse au Togo. Ce faisant, le SCRIC se substitue et supplante la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) dans ses prérogatives. Seule la HAAC est habilitée à réguler la presse togolaise. Point n’est besoin de rappeler au SCRIC le principe sacrosaint selon lequel « le particulier prime sur le général ». En cas de délit de presse, le Code de la presse et de la communication prime sur le Code pénal. C’est ce que le législateur togolais avait avancé à l’époque pour rassurer les membres de l’association « SOS Journaliste en danger ».

Le PPT s’insurge contre cette obstination du SCRIC visant à museler les journalistes.

Halte aux méthodes ubuesques du SCRIC qui portent atteinte à la liberté de presse au Togo. 

                                                                               Fait à Lomé, le 09 Janvier 2021

                                                                                                                 Le Président

                                                                                      AKOLLOR Sassou Atialo

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