Togo : le port autonome de Lomé s’en sort bien malgré le Covid 19, Moise AKAYA dévoile les secrets

3 semaines passé(e)s
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Togo : le port autonome de Lomé s’en sort bien malgré le Covid 19, Moise AKAYA dévoile les secrets

Ce n’est plus un secret pour personne, le port autonome de Lomé est un port en eau profonde. Un avantage qui lui permet de surpasser les autres ports de la sous-région. Mais, tout comme les autres sociétés, elle est touchée par la pandémie au Coronavirus. Les activités sont certes au ralenti, mais la société s’en sort pas mal. Dans une sortie médiatique, Moise AKAYA, le chef division de la Douane au Port Autonome de Lomé évoque la vie au port avec la pandémie ainsi que les secrets qui lui permettent de s’en sortir.

Baisse drastique des activités, baisse des importations, et même pour les recettes douanières, voilà quelques conséquences de la pandémie sur le Port autonome de Lomé. L’activité, le flux, l’affluence ne sont plus la même, car le temps est au respect des mesures barrières comme l’a recommandé le gouvernement.

« Les mesures barrières sont clairement édictées par le gouvernement à travers tous les communiqués qui sont prises et qui passent sur des chaînes. Parmi ces mesures barrières : le port des masques dans chaque entrée de port, la prise de température et la distanciation qu’il faut observer. On travaille également pour faire en sorte qu’il n’y ait pas trop d’attroupement » a notifié Moise AKAYA.

Pour lui, avec les réformes entreprises il y a un moment, entre autres la dématérialisation de la procédure douanière, donnent l’impression que le port autonome de Lomé a vu venir la pandémie et s’est mis à se préparer contre. « C’est comme si on avait anticipé sur les choses, comme si on était déjà préparé pour lutter contre le covd 19. Donc du coup, à l’avènement du covid19, tout ce qui a été engagé comme réformes, est comme une anticipation des autorités » déclare-t-il.


D’aucuns pensent que ce sont les réformes qui font augmenter les coûts qu’on peut constater ces derniers moments. C’est faux selon lui, car dit-il « Toutes les réformes engagées ont pour objectif une réduction substantielle de coûts de temps et surtout la sécurisation des marchandises ».


La pandémie est un casse-tête pour les premiers responsables de cette institution, mais cela ne les empêche d’être au petit soin des clients. Pour ses clients dont la plupart viennent des pays de hinterland, le port les accompagne et travail à maintenir la célérité des transits. « Les autorités travaillent également pour voir comment les opérateurs économiques pourront être soulagés par rapport aux frais de stationnement et aux surestaries (les surestaries, sont des pénalités qui sont infligés aux opérateurs économiques qui n’arrivent pas à sortir leurs marchandises dans les délais francs qui sont donnés.) » rassure Mr AKAYA.

Et d’ajouter que « nous faisons en sorte les pays de hinterland ne sentent pas trop le poids de cette crise pandémique, on les accompagne suffisamment avec toute la sensibilisation derrière avec une oreille attentive pour dire s’il y a un problème ».

Pour le port, le covid 19 finira et les activités reprendront de plus belles. En tout cas Le Chef division de la douane y croit et au niveau de cette institution, on pense déjà à l’après pandémie.


« Nous avons tout un programme bien là. Nous travaillons déjà pour renforcer déjà cette réforme, renforcer la cohésion entre les acteurs au port et faire en sorte que tout se redynamise pour qu’à la fin de la pandémie, le port retrouve son élan. Je tiens à encourager nos partenaires transitaires qui nous accompagnent toujours à vraiment s’investir, et faire en sorte qu’ensemble et de façon concertée, on puisse vraiment travailler et faire en sorte que le port qui en effet est dans l’axe numéro 1 du PND, étant lui-même vu comme le hub logistique soit vraiment un port très compétitif pour que , quand on débarque un container, en moins de 24h, on puisse l’avoir rapidement à la maison. Le gain de temps est très important. Faire en sorte que toutes les opérations se fassent à moindre coût et dans une sécurité totale des marchandises » rassure-t-il.

« Même si actuellement, on est malade, il ne faut jamais perdre de vue cela et nous sortirons gagnants ; parce que parler du climat des affaires, c’est bon, il faut l’assainir. C’est-à-dire attirer les investissements » ; conclut-il tout en invitant les transitaires à être de plus en plus professionnels.


« Ils sont les auxiliaires, ça veut dire qu’il ne faut pas faire un jeu qui va porter atteinte aux intérêts douaniers. C’est de ça qu’on parle, alors si vous n’êtes pas professionnel pour maîtriser les codes des douaniers et les textes réglementaires qui s’accompagnent, vous ne pouvez jamais vous en sortir » dit-il.

Midodzi A.


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