Togo : la NSCT remise à OLAM avec son fonctionnement vicieux, une privatisation de gâchis

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Togo : la NSCT remise à OLAM avec son fonctionnement vicieux, une privatisation de gâchis

Sur l’initiative du gouvernement, le Parlement a dit oui à la privatisation de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). C’était lundi 29 juin lors de la 8ème séance plénière de la première session ordinaire de l’année. Et c’est entre les mains du très controversé groupe OLAM que le gouvernement a décidé de mettre la destinée de la fameuse NSCT. Si jusque-là, la privatisation des sociétés togolaises ne fait l’unanimité, l’on est en droit de croire que le cas de la NSCT et OLAM est bien partie pour être un vrai gâchis.


Persona grata ailleurs, l’entreprise Singapourienne de négoce et de courtage des produits alimentaires OLAM International est privilégiée au Togo. La NSCT, l’ex SOTOCO qui a eu toutes les difficultés à renaître, sera désormais sous la direction du groupe OLAM avec 51% des actions. L’Etat togolais et les cotonculteurs deviennent alors minoritaires avec respectivement 9% et 40% des parts. Ainsi en ont décidé les autorités. Pour quel résultat ?


Tout a l’air d’une trouvaille du gouvernement et OLAM pour que des gens se remplissent leurs poches au dos du pays. Sinon que peut-on attendre d’une entreprise présentée comme vicieuse dans son fonctionnement.


Olam International, une entreprise au fonctionnement vicieux.


La dernière de ses vices est sa tentative de déversement de riz pourris sur le marché guinéen. N’eut été la vigilance des autorités guinéennes, le riz birman jugé impropre à la consommation serait déversé sur le sol guinéen. Ceci n’a pas empêché l’entreprise de continuer quand même le convoiement du navire transportant les tonnes de riz avarié vers la Côte d’ivoire où 21 000 tonnes de riz ont été détruit finalement selon un bilan établit en date du 28 avril 2019 selon le ministre ivoirien du commerce de l’industrie Souléymane Diarrasouba.


Cette destruction était intervenue quand l’entreprise a voulu contourner l’interdiction des autorités ivoiriennes en affectant un autre bateau avec la dénomination de STOVE OCEAN. Conséquence, le groupe Olam a écopé de lourdes sanctions. Il lui a été interdit d’exporter du riz vers la Côte d’ivoire pour 12 mois.


En clair, pour OLAM, son gain importe sur tout. Même s’il faut risquer la vie des milliers de personnes. Et c’est avec une telle entreprise que le gouvernement veut faire chemin.


Selon les informations, le gouvernement entend par cette privatisation augmenter substantiellement le revenu des cotonculteurs dans trois (3) ans et l’amélioration du rendement de la production de 600 kg par hectare en 2020 pour atteindre un niveau de performance d’au moins 900 à 1000 Kg par hectare.


Ambitieux, mais c’est sans compter avec les vices et les caprices d’OLAM International. Et c’est le pauvre producteur togolais qui risque d’être perdant.

Stan A.





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