Togo / crise politique : le Ghana à pied d’œuvre pour une sortie

4 ans passé(e)s
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L’opposition togolaise a été conviée à un conclave in extrémis ce mardi à Lomé avec un émissaire du président ghanéen NANA Akufo Addo. Les conditions d’un dialogue entre opposition et pouvoir était au centre des discussions. La situation du Togo devient alarmante et la sortie de crise est vivement recherchée par les autres pays de la sous-région.

L’on n’est pas loin de dire qu’un lendemain sombre guette le Togo. Surtout quand on analyse les démarches du pouvoir en place.  Pendant que beaucoup convient les uns et les autres à un dialogue au plus vite possible pour une sortie de crise au Togo, Faure Gnassingbé va solliciter la main forte de l’armée derrière lui.  Que planifie t’il en faisant recours à l’armée ? Nul ne saurait répondre.

Mais, une chose est sûre, l’allure des évènements au Togo devient très préoccupante pour ses voisins de la sous- région. Envoyé in extremis au Togo pour prendre langue avec l’opposition sur un probable dialogue, Albert Kan-Dapaah, ministre ghanéen de la sécurité n’a pas manqué d’affirmer que la situation au Togo inquiète tous la sous-région ouest africaine.

« Le mandat a été donné au président ghanéen par ses pairs de la sous-région et il a démarré depuis quelques jours à prendre langue avec l’opposition et le pouvoir en place au Togo ici et au Ghana. Nous croyons fort que le temps est maintenant propice pour démarrer le dialogue entre les deux parties » a affirmé le chef de la délégation ghanéenne Albert Kan-Dapaah.

Au cours de cette rencontre, les préliminaires d’un dialogue ont étés posés. Le même exercice sera fait avec le pouvoir afin de définir les contours de ce conciliabule entre pouvoir et opposition. « Nous avons discuté des contours de ce dialogue avec l’opposition et nous allons faire autant avec le pouvoir et nous sommes convaincus que nous trouverons un consensus sur le quand, comment et le lieu de ce dialogue », a fait comprendre, l’envoyé spécial du président ghanéen.

Au sortir de cet entretien, le chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre s’est prononcer « Nous avons fait des propositions, la délégation ghanéenne va les présenter au pouvoir en place et on verra la suite », a-t-il déclaré sans aller dans les détails.
En attendant que le résultat du travail de la délégation ghanéenne ne soit connu, on apprend que les marches de la coalition programmées sur les 16, 17, 18 serraient suspendues pour le moment.

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