Togo: 4e colloque des Cliniques Juridiques pour l’accès aux droits au Togo.

7 mois passé(e)s
1473 vues

Lomé a abrité les 6 et 7 mars 2018 le Colloque du Réseau des cliniques juridiques Francophones (RCJF). Il est organisé par la Faculté de Droit de l’Université de Lomé en collaboration avec la Clinique d’Expertise juridique et Sociale de Lomé (CEJUS). Ce colloque, 4e  du genre, a eu pour thème, l’accès au droit à toutes les populations.

Enseignants-chercheurs, doctorants, avocats, étudiants et membres d’associations intéressés par la question des cliniques juridiques et surtout c’elle de l’accès au droit, ils étaient nombreux à prendre  part à ce colloque de deux jours tenu à Lomé.

L’objectif visé par les organisateurs, est de repenser le rôle de l’Université dans la société et de placer les cliniques juridiques comme  le bras social de cette institution notamment sur les questions d’accès à la justice en particulier et d’accès au droit en général. «Pour que le citoyen ai accès au droit, il ne suffit pas forcement que ce dernier connaissent le droit. Tout le monde ne peut pas connaitre le droit. Mais encore faut-il qu’il ait les moyens d’entrer en contact avec ceux qui connaissent le droit. Et dans ce cadre, au sein de nos institutions, il est possible qu’il ait des structures qui puissent accueillir des justiciables  leurs donner des orientations » a déclaré Professeur Wolou Komi, doyen de la faculté des droits à l’Université de Lomé.

Il ajoute en clarifiant que « Nous ne nous substituons pas aux juges et aux avocats mais tout justiciable  qui ne connait pas le droit a besoin peut être d’un premier contact qui puisse l’éclairer sur les démarches à suivre, quels sont ses droits et devoirs. De ce point de vue, Je crois que les universités sont en mesure de jouer un  rôle fondamental ».  

Il s’est agi essentiellement au cours de ces deux jours de : fournir des ressources sur les cliniques juridiques (leur création et leur gestion, sur les méthodes d’enseignement clinique). De Partager les expériences de création et de développement de cliniques juridiques dans l’espace francophone, les réussites et les défis. Et enfin, d’aider à construire des ponts entre les cliniques juridiques, actuelles et futures, de l’espace francophone.

Au-delà des objectifs, les cliniques juridiques viennent résoudre un problème social qu’est la justice privée à en croire le Prof Wolou. «C’est parce que le citoyen à accès au droit et aussi accès à la justice que lorsqu’il a un problème, il s’éloigne de l’idée d’une  vengeance privée parce qu’il sait qu’il y a une institution qui va l’écouter et qu’il existe des mécanismes qui pourraient lui permettre de faire prévaloir ses droits » a-t-il signalé.  

La Rédaction

Commenter via Facebook

commentaire

commentaires

laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WordPress spam bloqué par CleanTalk.