Nigeria : nouvel affrontement entre les partisans du Biafra et l’armée régulière

4 ans passé(e)s
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Des affrontements ont opposé dimanche des militants de l’indépendance du Biafra à l’armée.

le mouvement séparatiste pour les Peuples indigènes du Biafra (IPOB) assure avoir été attaqué en premier par l’armée. Dans un communiqué, ils décrivent ,que l’armée et la police avaient ouvert le feu lors d’une opération destinée à tuer le leader du mouvement, Nnamdi Kanu, à son domicile à Umuahia, faisant cinq morts dans ses rangs. Le porte-parole de l’IPOB, Emma Powerful a affirmé que 30 personnes avaient aussi été blessées.

Une affirmation rapidement démentie par l’armée. Le porte-parole de l’armée, le major Oyegoke Gbadamosi a qualifié de “fiction” les affirmations de l’IPOB, ajoutant qu’elles étaient “loin de la vérité”. Selon lui, des militants de l’IPOB ont bloqué un convoi militaire vers 06H00 (17H00 GMT) avant de jeter des pierres et des bouteilles cassées sur les soldats blessant l’un d’entre eux et un passant. “Les troupes ont procédé à des tirs de sommation en l’air et les voyous se sont dispersés. Personne n’a été tué”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Aucune vérification indépendante n‘était possible dans l’immédiat. Ifeanyi Ejiofor, l’avocat du jeune leader indépendantiste en a rendu responsable le président nigérian Muhammadu Buhari.

Nnamdi Kanu qui prône la “désobéissance civile” pour obtenir un referendum d’autodétermination est en liberté sous caution depuis fin avril en attendant la reprise de son procès pour trahison dans la capitale, Abuja.

L’IPOB réclame un État séparé du Nigeria pour les Igbos, le groupe ethnique le plus nombreux du sud-est du Nigeria, 50 ans après la déclaration d’indépendance du Biafra qui avait déclenché une sanglante guerre civile de 30 mois, de 1967 à 1970.

Les tensions sont accrues depuis le début de l’année après que les Igbos installés dans le nord musulman se sont vus priés de regagner le sud, majoritairement chrétien, d’ici le 1er octobre.

Avec africanews

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