La CIAF-Togo s’engage pour la tolérance zéro de l’excision d’ici 2030

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Le monde entier à célébré ce 6 février, la journée internationale tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF). Au Togo, la journée a été marquée par une conférence débat pour des hommes et femmes représentant les différentes ethnies du Togo. Elle est organisée par le Comité Inter-Africain sur les pratiques Traditionnelles ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants au Togo (CIAF-Togo). 

Avec pour thème : « Traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux MGF en 2030 », cette conférence débat vise à sensibiliser d’avantage la population sur cette pratique « dangereuse » et à faire contribuer toute la population à l’éradication sinon l’élimination totale de cette pratique d’ici 2030. 

Table d’honneur de la conference débat

Les mutilations génitales féminines communément appelées excisions, consistent à couper une partie de l’appareil génitale (clitoris) de la femme. C’est une pratique qui porte atteinte à l’intégrité physique de la femme. À en croire la CIAF-Togo, cette pratique occasionne des traumatismes psychologiques pour la fille excisée qui va jusqu’à perdre la vie dans certains cas. Celles qui ont la chance de survivre, peuvent traîner des séquelles toute leur vie. Il y a des chéloïdes qui se forment sur l’appareil génital, ce qui fait que pour accoucher, elles ont des difficultés. D’autres ont des fistules qui font qu’elles n’arrivent pas évacuer normalement leur menstruation, même l’urine coule tout au long de leur corps quand elles marchent.

« C’est démontrée qu’aucune religion ne recommande l’excision. C’est plutôt la culture, la tradition qui encouragent la pratique » estime Assibi Napoé, présidente du CIAF-Togo et secrétaire générale du CIAF au niveau mondial. 

Et donc pour ce faire, il s’agira concrètement pour la CIAF d’outiller les chefs traditionnels, les populations des régions beaucoup plus touchées notamment : la centrale et savane en vulgarisant la loi  N°98-016 portant interdiction des mutilations génitales féminines au Togo.

« Avec l’Objectif du Développement Durable (ODD5) qui aussi prescrit l’élimination des MGF, le CIAF compte veiller à l’application des lois, car au Togo, la législature a prévu une loi qui punit les auteurs de cette pratique », a-t-elle précisé.

Rappelons que selon une étude « EXCITOG » réalisée en 1996 par l’Unité de Recherche Démographique (URD), une femme sur huit (8) est  excisée au Togo, soit une représentation d’un taux de prévalence de 12 % de la population féminine. Et dans certaines préfectures de la région centrale et de la région des savanes, ce taux varie de 84,6 % à 96,6 %. 

 

 

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