Gilets jaunes en France/ C14 au Togo : et si Faure Gnassingbé s’inspirait de Macron ? 

Le cauchemar du président Français Emmanuel Macron, c’est les hommes en « gilets jaunes » qui  secouent le pays depuis un (1) mois par des mouvements violents contre la hausse vertigineuse de la fiscalité. Au total, 125.000 personnes ont défilé dans les rues en France le samedi 08 décembre pour l’acte IV de la mobilisation anti-fiscale du mouvement dit des « gilets jaunes ». Le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers et gendarmes qui ont procédé à pas moins de 1.385 interpellations dont la plupart avant les manifestations. 

Cet impressionnant dispositif sécuritaire n’a pu éviter les débordements avec des heurts entre casseurs et CRS qui ont débouché sur des pillages des magasins, 118 blessés dans le rang des manifestants et 17 du côté des forces de l’ordre. Au regard de l’ampleur inédite des violences, on devait craindre le pire. Mais le professionnalisme des policiers et gendarmes a permis d’éviter le chaos depuis quatre semaines. 

Jusqu’ici, aucun Français n’a perdu sa vie. Au même moment, au pays de Faure Gnassingbé, ce sont les balles réelles qui accueillent les manifestants qui réclament un processus électoral consensuel. 6 morts, des dizaines de blessés selon la Coalition des 14 et 4 morts selon le gouvernement. En claire, il y a eu des morts suite à des répressions violentes des manifestations. Toujours appréciée sous d’autres cieux comme une armée compétente et professionnelle en maintien de paix, l’armée togolaise ne cesse de décevoir ses concitoyens à travers ses manœuvres à servir que le prince Faure. Ces militaires, policiers et gendarmes habillés et nourris par le contribuable togolais ont plutôt la gâchette facile chaque fois que la population entre en revendication. 

La leçon de Macron à Faure

En France, Macron n’a pas attendu  le pire pour accéder aux revendications de sa population, mais au Togo, Faure Gnassingbé brille plutôt par un silence inouï depuis le 19 aout 2017 où la crise s’est exacerbée. Les blessés et morts, on continu d’en enregistrer tous les jours pendant que la campagne électorale bat son plein. Le Jour du 20 décembre inquiète fortement les Togolais, ce qui nous amène à nous demander « si Faure s’inspire de la finesse  de Macron »

Encore combien de morts, blessés, déplacés faut-il pour le Togo pour jouir des fruits de la démocratie comme ses voisins ?  En tout cas, face au blocage qui s’impose entre l’opposition et le pouvoir ainsi que la CEDEAO (médiateur) à trouver la « formule magique »  pour sortir le Togo durablement sinon définitivement de sa crise lancinante, nombreux sont ceux qui estiment que seul Faure Gnassingbé peut décanter la situation en prenant des décisions démocratiques et responsables. 

Le Togo n’est pas loin du scénario de 2005 avec ses 500 morts, si les législatives restent maintenues sur le 20 décembre. Et tout ceci sous le regard impuissant sinon complice de la communauté internationale.    

 

La rédaction avec le journal le Correcteur

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