Deuil: L’Afrique pleure J-J Rawlings

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J-J Rawlings est décédé

L’information est révélée par nos confrères de Ghanaweb. L’ancien président Ghanéen John Rawlings est décédé ce 12 novembre 2020 à Accra. L’illustre personnalité avait enterré sa mère dans la douleur il y a quelques semaines.

Moins présent médiatiquement, l’ancien chef de l’État ghanéen Jerry Rawlings n’en reste pas moins une personnalité qui compte dans la politique de son pays et en Afrique de l’Ouest.

À tout juste 73 ans, Jerry Rawlings reste une personnalité qui compte dans le paysage politique ghanéen et en Afrique de l’Ouest. Si l’ancien chef de l’État s’exprime moins souvent dans les médias, chacune de ses interventions est très attendue.

En froid avec le Congrès démocratique national (NDC), qu’il a fondé et dont il critique la corruption depuis plusieurs années, Rawlings avait refusé de participer à la campagne présidentielle de 2016, qui aboutit à la victoire de Nana Akufo-Addo, le candidat du Nouveau parti patriotique (NPP).

Jerry Rawlings a été récemment très critiqué au Ghana pour avoir traité de « voyous » ses successeurs John Kufuor et John Dramani Mahama. Il était présent en octobre 2017 à Ouagadougou pour le lancement du projet de mémorial dédié au défunt président burkinabè Thomas Sankara, dont il fut l’ami.

Il est également proche de l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly et de sa conseillère en communication, Nathalie Yamb.

Sa biographie

Jerry John Rawlings est né le 22 juin 1947 à Accra, sur la Côte-de-l’Or, une colonie britannique. Ses parents sont Victoria Agbotui, autochtone, et James Ramsey John, un chimiste originaire de Castle Douglas, en Écosse. James Ramsey John était marié en Angleterre à quelqu’un d’autre, avec une famille qui vit à Newcastle et à Londres. Rawlings fréquente l’école Achimota à Accra. Il est le seul enfant né de sa mère, elle-même issue de groupes ethniques, les Nzema et les Ewe, d’importance numérique faible. Cette absence d’une lignée importante s’est avérée un avantage politique pour Rawlings, car elle l’a libéré des pressions familiales et tribales1,2. Rawlings se marie à Nana Konadu Agyeman, qu’il rencontre au Collège Achimota. Ils ont trois filles3.

Il entre en 1968 à l’académie militaire ghnanéenne, à Teshie. Devenu lieutenant d’aviation de l’Armée de l’air ghanéenne, Jerry Rawlings anime une première tentative de coup d’État, le 15 mai 1979. Sa tentative échoue. Il est arrêté. Trois semaines plus tard, libéré par d’autres officiers, il organise un nouveau coup d’Etat, le 4 juin 1979, qui renverse le régime du Fred Akuffo et le porte au pouvoir4. Le 24 septembre 1979, il cède le pouvoir à un gouvernement civil, mené par le Président Limann2.

Mécontent du pouvoir civil, qu’il estime corrompu, il reprend le contrôle du pays le 31 décembre 1981 par un nouveau coup d’État qui renverse le régime de Limann. Il devient alors le président du Conseil provisoire de la défense nationale. En 1992, Rawlings démissionne de l’armée, instaure le multipartisme, et fonde le Congrès démocratique national. Il engage le pays dans un processus de démocratisation2. Il ne se réclame ni du marxisme ni du capitalisme, mais, confronté à une crise économique, il applique à partir de 1983 une politique économique libérale, répondant aux souhaits du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale2.

Au Ghana, en 1989, Rawlings s’est formellement prononcé contre l’excision et les autres types de pratiques traditionnelles néfastes.[réf. nécessaire][pertinence contestée]

Il est élu président le 7 décembre 1992, et prend ses fonctions le 7 janvier 1993. La IVe République du Ghana est proclamée5. Le 7 décembre 1996, il est réélu à la présidence de la République du Ghana6. Il entame son second mandat le 7 janvier 1997. Après deux mandats, la limite prévue par la Constitution ghanéenne4, Rawlings entérine la candidature de son vice-président, John Atta Mills, à la présidence en 2000, au nom de son parti. Mais le 7 décembre 2000, c’est le candidat de l’opposition, du Nouveau Parti patriotique (NPP), John Kufuor, qui est élu président. L’alternance est pacifique, Rawlings passe à son tour dans l’opposition. Le 28 décembre 2008, le candidat du Congrès démocratique national John Atta-Mills est cette fois élu président, marquant une nouvelle alternance politique. Encore une fois, cette alternance est pacifique.

Avec breve.info

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