Bénin/Bruxelles: Session ACP-UE: Robert Gbian présente les lois contre le financement du terrorisme et soutient la lutte contre la “gaymanie”

6 mois passé(e)s
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Cette session aura été une bonne occasion pour présenter les lois contre le blanchiment d’argent et la lutte contre le financement du terrorisme. Mais aussi la lutte que le gouvernement Talon mène contre les cybercriminels. Un rendez-vous d’autant plus important que le Bénin accueille la prochaine session à Cotonou.

Comme chaque année, le vice président de l’assemblée nationale du Bénin a participé du 13 au 20 juin à la 50e Session de l’Assemblée Parlementaire ACP et à la 35e Session de l’Assemblée Parlementaire Paritaires ACP-UE, tenues à Bruxelles. Une édition d’autant plus spéciale cette année que la prochaine session se tient à Cotonou. En tant que chef de la délégation béninoise et président du conseil d’organisation du rendez-vous de Novembre, Robert Gbian revient sur l’événement, la contribution des ACP-UE au renforcement démocratique et les préparatifs de la prochaine session. Depuis quelques années, le 2e vice président de l’Assemblée nationale conduit, au moins deux fois par an, parfois plus, la délégation béninoise aux diverses sections et rencontres de l’Assemblée Parlementaire ACP et de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE. Mais la session qui vient de prendre fin à Bruxelles est différente d’autant que la prochaine session aura lieu au Bénin. Une première pour notre pays dont l’image internationale ne devrait qu’en tirer profit. Mais aussi une bonne nouvelle pour le gouvernement d’autant que l’opinion nationale accuse de ne pas faire assez en matière de diplomatie. A la session bruxelloise qui vient de prendre fin, une des interventions de l’honorable Robert Gbian aura été la plus vibrante, abordant la question de la lutte contre le financement du terrorisme et du blanchiment d’argent dont l’Europe et le monde font des priorités pour la sécurité internationale.

La session bruxelloise en question

La participation béninoise, comme c’est le cas depuis quelques années, a été brillante. Très apprécié de ses pairs pour son calme et la sereine fluidité de ses allocutions, Robert Gbian a été cette fois encore félicité notamment à cause de la délicatesse du sujet abordé. La loi N°2018-17 portant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Une problématique à laquelle fait face l’Europe depuis que plusieurs pays dont notamment la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont été frappés de plein fouet sur leurs sols respectifs. Cette loi que le Bénin vient de voter vient compléter une autre, celle 2017-20 adoptée depuis le 13 juin de l’année dernière qui, face à l’évolution rapide du monde, montre des limites. La délicate question de l’adoption du code du numérique a été aussi abordée par le chef de la délégation béninoise. Une manière habile de défendre le gouvernement d’autant que cette loi a fait couler de l’encre sur les réseaux sociaux, les utilisateurs de ces réseaux se sentant directement concernés. Selon Robert Gbian, cette loi qu’il félicite Patrice Talon d’avoir promulgué assez vite, a “permis de renforcer la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité au Bénin”. Ainsi, les autorités compétentes disposent de “moyens légaux adaptés” pour mener la lutte à bon escient. Il a salué la volonté du gouvernement à lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. “Désormais au Bénin, sont posées sur les bases légales qui préviennent et sanctionnent le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme” a-t-il martelé. Il reviendra sur la cyber criminalité qui, en Afrique de l’Ouest, battait son plein au Bénin avant d’annoncer combien “le parlement et le gouvernement entendent mener la lutte jusqu’au bout” faisant ainsi allusion au phénomène de gayman qui salit l’image du pays. Son intervention a été d’autant appréciée que le sujet ayant fait le tour du net, est bien connu de certains parlementaires présents. D’autres échanges ont fait de cette session un bon tournant diplomatique au bénéfice du régime de la rupture.

Le Bénin prendra rendez-vous avec l’histoire

Quoi qu’on dise, ce rendez-vous est historique pour le Bénin. Même si les Accords ACP-UE ont été signés en partie à Cotonou, le Bénin reçoit la session parlementaire conjointe pour la toute première fois. Le gouvernement en a d’ailleurs fait une préoccupation. Il a déjà prévu inaugurer comme le veut la tradition la rencontre et son ministre des affaires étrangères a reçu les consignes pour en faire une réussite notamment diplomatique. L’organisation suit son cours et l’honorable Gbian devrait présider le comité d’organisation. “Il va falloir renforcer les infrastructures existantes et conjuguer les efforts pour faire de la rencontre un succès” selon Gbian qui a déjà annoncé vouloir faire de la réussite de l’événement ” sa priorité des prochains mois”. Il saura pour se faire, compter sur le soutien du Président de l’Assemblée Nationale et du président de la République qui lui ont toujours fait l’honneur d’en faire une voix bien écoutée. La session de Cotonou est prévue se tenir du 28 novembre au 05 décembre 2018.

La Rédaction

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