Arrestation des élèves sextapeurs : Plusieurs voix dénoncent l’approche du gouvernement et proposent

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Arrestation des élèves sextapeurs : Plusieurs voix dénoncent l’approche du gouvernement et proposent

Quarante (40 ) des élèves impliqués dans les vidéos à caractère pornographique, tournées dans les écoles ont été arrêtés dans la matinée de ce jeudi 16 juillet 2020. Aux dernières nouvelles, tous ont été convoyés de l’Anti-Gang pour le SCRIC. Sans manger, ses élèves passeront la nuit au SCRIC, une indignation pour plusieurs qui reprochent aux autorités, une mauvaise approche de solution. 

La punition,  OUI, mais faire recours aux forces de l’ordre et de sécurité avec leurs méthodes ”dures” est ce la meilleure option ? Beaucoup ne pensent pas, et s’indignent. 

En effet, la plupart des élèves impliqués dans cette affaire de sextape sont des jeunes de CEG et de Lycée, et bon nombre sont dans les classes d’examen (3e, 1e et Tle) et donc sont en majorité des mineurs. Ils ont été embarqués dans des véhicules des forces de l’ordre et de sécurités comme des bandits, des criminels. 

Une chose qui indigne plus d’un. En témoignent les nombreuses réactions que cela a suscité ici et là. 

Pour Melvin par exemple, mettre ses élèves aux arrêts, est une manière déplacée de résoudre l’affaire, « C’est une affaire pédagogique. Il faut une sanction disciplinaire et un travail de thérapie confié à un psychologue », dit-il.

«C’est le conseil disciplinaire qui devrait saisir cette affaire » renchéri Mme Délali.

En clair, les autorités ont opté pour une approche erronée dans le redressement de ces élèves fautifs.

Il s’agit plutôt là du traumatisme qu’on inflige aux élèves en question et qui risque de dramatiser la situation plutôt que de la résoudre. Puisque deja, ils sont traumatisés à cause du partage à grande échelle des vidéos incriminées et ils sont mal vus dans leurs maisons, quartiers et écoles.

Comme l’affirme Mr Magloire, « Il faut les conduire plutôt chez un psychologue ». La meilleure approche serait de conscientiser les élèves fautifs, les amener à distinguer le bien du mal et à reconnaître qu’ils ont dérapé. 

Des enfant soumis à des traumatismes, pourront-ils retrouver leurs sens pour aborder les différents examens qui les attendent seulement dans quelques semaines ? L’on se demande. 

Ils méritent des punitions certes, mais l’on doit savoir qu’on a affaire aux enfants et que la manière doit être autre que s’il s’agissait des adultes ou majeurs.

Comme le dit un adage populaire en pays Ewe, «Ce n’est pas parce que ton enfant a déféqué sur  ta cuisse que tu vas arracher le sel avec du couteau ». 
Ce n’est pas parce qu’on veut corriger les élèves qu’on va semer du « bordel» dans leurs têtes au risque de foutre le reste de leur vie en l’air, parce qu’on s’est mal pris pour résoudre un problème qui peut l’être autrement.

De la nécessité pour les autorités de revoir leur copie et reconsidérer les choses et procéder autrement ou carrément confier les fautifs au conseil de discipline ou aux psychologues .

Midodzi A.

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