Affaire de démission d’un conseiller municipal MRC à Danyi: “je n’ai jamais écrit ni signé de lettre de démission” martèle Nomessi Akpa

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Affaire de démission d’un conseiller municipal MRC à Danyi: “je n’ai jamais écrit ni signé de lettre de démission” martèle Nomessi Akpa

L’affaire de démission de Koudjo Nomessi Akpa du Mouvement des républicains centristes (MRC) ayant entraîné la perte de son titre de conseiller municipal de Danyi 1 n’a pas encore livré ses derniers secrets. L’ancien responsable des affaires politiques du MRC persiste et signe: “je n’ai jamais écrit ni signé de lettre de démission.” Le sieur Akpa accuse la chambre administrative de la Cour suprême d’avoir rendu sa décision sur la base d’un “faux document”, et compte se battre jusqu’au bout pour être rétabli dans ses droits. Entretien…

L’Echiquier: Vous avez été élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1 avant de perdre votre titre. Comment en est-on arrivé là?

Nomessi Akpa: En effet, j’ai vraiment été élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1. Mais une décision farfelue de la Cour suprême m’a remplacé par une tierce personne. C’est une décision que je ne comprends pas à ce jour.

Votre destitution repose sur une lettre de démission présentée à la Cour suprême. Vous continuez de rejeter la paternité de cette lettre qui porte pourtant vos nom et signature. Que faut-il comprendre ?

Pour vous permettre d’avoir une idée assez claire de la situation, il est important que je me me présente à vous. Je suis Koudjo Nomessi Akpa, Secrétaire général du Mouvement des républicains centristes (MRC), suppléant du député Essokoyo Kaboua, avant d’être élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1. Le problème a commencé dans le mois de décembre 2020. M. Kaboua m’a fait emprisonner pour diffamation le 24 décembre; et avant ma sortie de prison le 17 février, la décision de la Cour suprême était déjà répandue.

Je suis sérieux en répétant à chaque occasion que cette lettre ne me concerne pas. Il y a à ce niveau un flou total. C’est bien sûr mon nom et ma signature qui figurant sur le document, mais je répète haut et fort que je n’en suis pas l’auteur. L’auteur de cette lettre est ailleurs, et il faut que la Cour le cherche.

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Dans la presse, nous avons lu une déclaration du directeur de la Décentralisation que vous avez rencontré. Il affirme que, dans son bureau, vous n’avez jamais évoqué cette lettre, du moins que vous n’avez jamais nié l’avoir écrite. Est-ce que c’est vrai?

M. Pali (le directeur de la Décentralisation, ndlr) semble être de mauvaise foi et cela m’étonne sérieusement. Dès ma sortie de prison, il fut l’une des toutes premières personnalités vers qui je suis allé pour dénoncer cette décision. Après, il m’a appelé une seconde fois pour me faire des propositions assez surprenantes.

Vous parlez de propositions surprenantes, lesquelles par exemple?

Je parlerai le moment venu. Pour l’heure, je me garde des polémiques inutiles. Ce qui est important aujourd’hui, et je l’ai déjà dit plus haut, c’est mon innocence dans cette affaire. Et, il faut que la Cour suprême se penche sérieusement sur cette affaire pour la tirer au clair et situer l’opinion afin que je retrouve mon siège d’élu local, car c’est la population de Danyi qui m’a élu.

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Que comptez-vous faire pour la manifestation de la vérité et éventuellement pour retrouver votre siège de conseiller municipal auquel vous tenez tant?

D’abord, une correction: je ne tiens pas tant à mon siège de conseiller municipal. Présenter la chose comme reviendrait à dire que c’est un héritage que je me bats à récupérer. Non, il faut voir la chose sous un autre angle. J’ai été élu par la population de Danyi, je suis donc porteur d’un mandat que je dois défendre, surtout quand c’est une fausse lettre qui me remplace par quelqu’un d’autre.

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Pour répondre précisément à votre question, je dirai que j’en ai déjà beaucoup fait! Si nos institutions sont crédibles surtout la Cour suprême qui a rendu cette décision sur la base d’une fausse lettre avec une fausse signature, elles me retabliront dans mes droits en punissant au même moment les faussaires conformément aux lois en vigueur dans notre chère patrie le Togo. Il faut surtout savoir que nombreuses correspondances ont été envoyées de ma part à la Cour suprême avec ampliation à la mairie Danyi 1, à la préfecture de Danyi, à la direction de la Décentralisation, au ministère de l’Administration territoriale de la décentralisation et des collectivités locales. J’ose croire en la bonne foi de ces différentes institutions pour que le droit soit dit. L’actuel président de la Cour suprême, M. Abdoulaye Yaya, doit instruire la chambre administrative de son institution aux fins de rouvrir ce dossier pour la manifestation de la vérité.

Source: L’Échiquier

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