Togo : dépassés par les conditions misérables, les jeunes de Gamé crient à Faure Gnassingbé

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Ici, les infrastructures sanitaires, éducatives, économiques et routières sont défaillantes et presque inexistantes. Se soigner convenablement, est un luxe. Faire les documents administratifs, c’est un calvaire. Parler du loisir, c’est trop osé. Aucun plan de développement ne se pointe à l’horizon. Pas de porte de sortie pour les jeunes qui moisissent dans la misère. Nous sommes dans le Canton de Gamé, une localité située dans la préfecture de Zio, à 70 km au nord de Lomé. Dépassés par cette condition, les jeunes de la localité regroupés en Mouvement des Jeunes de Gamé (MJG), interpellent directement le chef de l’État.

 
« Nous sommes fatigués. Notre village n’a rien, nous sommes plus que des orphelins laissés à leur propre sort. Pendant les périodes électorales, on vient solliciter notre apport en nous promettant des choses, mais une fois finies les élections, on ne voit plus rien. Quand il s’agit de faire des actions pour le développement des localités, on ne pense qu’aux villages environnants notamment Agbélouvé. Quel péché nous, nous avons commis pour être toujours dans les oubliettes ? » s’exclament les jeunes lors d’une conférence de presse organisée par le mouvement ce dimanche 20 octobre 2019.


Selon eux, le Canton de Gamé est laissé pour compte, il ne bénéficie pas des actions de développement. Aucune ouverture ni opportunité d’emploi ne s’offre aux jeunes. Le comble pour eux, c’est le poste de maire qui leur a été promis et qui est finalement attribué au village d’Agbélouvé.

 
« La mairie se trouve à Agbélouvé, lors des municipales, on nous a promis que le maire serait un des notres, mais rien de cela n’est respecté. On nous a construit depuis 2015, un marché que nous n’arrivons pas à exploiter, tout simplement parce qu’il est construit dans un bas-fond. Le ministre Adédzé même a tenté d’aller, la fois dernière dans ce marché, la boue a avalé son véhicule. Il a fallu encore nous les jeunes pour faire sortir le véhicule et le transporter jusqu’au goudron. À part la route principale qui traverse le village, il n’y a plus d’autres. Les médecins qui servent ici sont des gens qui sont allés eux-mêmes se faire former. Les médecins qui servent ici sont des gens qui sont allés eux-mêmes se faire former. Nous les jeunes d’ici on ne nous considère en rien » s’est indigné Aholoe-Kodjovi Edoh, président du mouvement.


Ils manifestent ainsi leur ras-le-bol et crient directement au sommet de l’État. Les jeunes réclament en effet le meilleur pour la population de Gamé. Et ils demandent que le Canton de Gamé soi inclut dans le plan de développement du gouvernement. «Nous soutenons les actions du chef de l’État Faure Gnassingbé et nous n’hésitons pas à lui apporter notre soutien au moment opportun, donc nous lui demandons aussi de penser à nous population de Gamé » lance Mr Aholoe-Kodjovi.


Les jeunes, selon leurs dires, ne comptent pas rester là s’ils ne trouvent pas du moins un début de satisfaction.

Stan A.

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