Togo/Présidentielle 2020 : un dialogue « Faure-Opposition»? voici la position de la C14

2 semaines passé(e)s
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Plus 2020 s’approche, plus ça se bouscule dans les États-majors des partis politiques. Dans sa sortie médiatique, jeudi  3 octobre 2019, la Coalition des 14 (C14) a posé des réclamations, gage d’un lendemain apaisé. Mais elle soutient fortement l’idée d’un dialogue avec le pouvoir pour discuter des conditions de transparence avant le début du processus. 

Il y a quelques jours, Jean Pierre FABRE, le Président national de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement)  a dans une note adressée au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, demandé un dialogue de la classe politique autour des questions de transparence. La coalition s’aligne aussi sur cette demande. En tout cas, pour la C14, ce dialogue est indispensable. 

« Il est indispensable que la classe politique se retrouve au moins pour discuter des conditions d’organisation des élections. On ne peut pas aller à ses élections dans le vide sans rien obtenir ; ne rien faire pour corriger le fichier avec lequel on a fait les locales sera très compliqué ; aller à ses élections alors que ceux qui sont de l’opposition aujourd’hui n’ont aucune représentation dans les structures d’organisation des élections signifie que c’est en sens unique que les élections vont se dérouler. Et ceux qui sont au pouvoir et qui ont verrouillé les institutions, ils en feront ce qu’ils veulent. C’est pour ça que ces questions sont indispensables à discuter avant d’aller au scrutin » a déclaré  Me APEVON, président national des FDR, membre de la C14

Cette idée de dialogue avant la présidentielle de 2020, la C14 affirme l’avoir soulevé  même déjà, lors de la rencontre qu’elle a eu  avec Faure Gnassingbé le 20 mars dernier. Selon Me APEVON, la C14 a clairement signifié au Chef de l’État lors de cette rencontre qu’il faut faire en sorte que la population croit aux élections au cas contraire, c’est tout le pays est qui est en danger. 

« Nous lorsque vous organisez des élections dans des conditions exécrables, vous augmentez le lot de ceux qui ne croient plus aux élections dans ce pays. Et lorsque vous le faites, nous courrons tous à la catastrophe demain. Parce que lorsque les gens se désintéressent des élections, ils vont aller chercher d’autres solutions. Est-ce que c’est ça, il veut ? Nous lui avons bien signifié cela », a fait comprendre  Me APEVON.      

Mais, est-ce que  cette demande de l’opposition sera satisfaite avant la présidentielle ? L’on doute fort puisque déjà, le pouvoir semble entamer le processus, en témoigne l’appel récent de la CENI aux opérateurs de saisie.

Stan A.

 

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