Avé/Pénurie d’eau à Atti-Akakpe : Monsieur le Ministre GBEGBENI, savez-vous que cette population est au bord du pire ?

9 mois passé(e)s
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« L’eau, c’est la vie » dit-on. Elle constitue un besoin fondamental sinon indispensable à l’être humain. Mais ce besoin vital est devenu un véritable luxe pour les populations de la préfecture de l’Avé, spécialement pour celle de Atti-Akakpé (localité située à l’extrême nord de la région maritime, environ 62 km de Lomé). Atti-Akakpé ne trouve son salut que grâce aux eaux des barrages même si ces dernières sont impropres à la consommation, ce qui expose la vie de toute la population à des maladies. Qui pour les sauver ?

Les marigots complètement secs, les puits sont vides d’eau, pas d’installation de système de forage. Pas besoin de demander s’il y a l’adduction d’eau de la Société Togolaise des Eaux (TDE) car ce serait trop demander. Bref, trouver l’eau à Atti-Akakpé, c’est un luxe pour la population, un calvaire qu’elle vit au jour le jour surtout en période de sècheresse.

Une visite d’un de notre envoyé spécial dans cette localité a permis de toucher du doigt les réalités. Pour trouver de l’eau, les habitants sont obligés de se rabattre sur les barrages d’autres villages. Et c’est plusieurs kilomètres de trajet qu’ils effectuent chaque jour.

« Pour trouver de l’eau ici dans notre localité, c’est un grand problème. Dans les saisons sèches, nous parcourons 15 à 20 kilomètres pour trouver de l’eau et satisfaire nos besoins. Dès fois, nous allons nous approvisionner dans les barrages d’abčka et d’Avédjata qui sont très éloignés » a confié un natif de la localité à notre envoyé.

D’après ce dernier, l’eau puisée dans les barrages leur sert à laver les linges, faire la vaisselle. Consciente que cette eau n’est pas potable, les habitants y ajoutent de l’eau de javel afin de se laver avec et de la boire. Une situation qui les expose constamment aux maladies épidémiques. Ils demandent au gouvernement togolais de venir à leur secours. De la nécessité pour le Ministre Gbegbeni de mener une action urgente pour sauver la population d’Atti-Akakpé de son enfer.

En vérité, la situation est pareille dans d’autres villages de la préfecture de l’Avé. Que ce soit à Atti-Atovou, Atti-Noufoin ou Atti-tiwui, le constat est le même. L’on se demande ce que ses citoyens ont fait pour être oubliés dans ces conditions et laissés à leur sort par les autorités surtout le ministère en charge de l’eau de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise dirigée par Antoine Lekpa Gbegbeni.

En mai 2019, le gouvernement a équipé certaines localités de différentes régions en mini‑adduction d’eau, forages dans le cadre du projet BID (Banques Islamique de Développement) consacré à la région des plateaux et maritime ; et le projet PEA-OMD qui couvrait uniquement la région maritime. Cette dernière a permis de réaliser un forage de 100 m3 à Badza dans la préfecture de l’Avé.

Un effort certes, mais très insuffisant pour l’Avé dont les villages composants présentent ce manque criard d’eau potable. Si le gouvernement veut atteindre la couverture de 80% de la population en eau potable prévue par le PND (Plan National de Développement), il doit plus orienter ses actions vers les coins reculés dont l’Avé où le besoin se fait plus sentir

Stan A.

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