Togo : Après son boycott des législatives de 2018, l’opposition sous emprise totale du diktat du pouvoir

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L’opposition radicale togolaise ne finira pas de payer pour le boycott des législatives de 2018. Comme dans une jungle où seul le plus fort à raison et a le droit de vie ou de mort sur les autres, tel le pouvoir de Faure Gnassingbé inflige des fessées à la classe politique de l’opposition. C’est le moins en tout cas qu’on puisse dire des actions politiques menées par le pourvoir de Faure Gnassingbé sinon de la 6e législature composée en majorité des députés du parti Unir (parti présidentiel). 

En effet, après le boycott des législatives de 2018 par l’opposition incarnée par la C14 d’alors, UNIR, le parti présidentiel se voit devant lui un boulevard tout tracé pour mener à sa guise les réformes tant réclamées par la classe politique. Il y a seulement quelques mois, la constitution a été modifiée à l’assemblée par les députés Unir et des partis politiques se réclamant la posture centriste. Une modification qui n’a pas tenu compte des réclamations ou aspirations profondes pour lesquelles le peuple est sorti dans les rues depuis le 19 août 2017. 

Comme cela ne suffisait pas, les députés à l’assemblée ce mercredi 7 août ont porté un coup dur à la liberté de manifestation qu’offre la « Loi Bodjona ». Elle a été modifiée. En bref, plus de possibilité de manifester librement à tous endroits du pays. 

La modification a porté sur l’article 9-1 qui stipule désormais que : « Dans le cadre des réunions ou manifestations ou réunions pacifiques publiques, l’itinéraire comporte un seul point de départ, un seul tronçon de route et un seul point de chute ». 

L’article 9-2 indique selon les informations que le nombre de manifestations organisées par semaine dans une ville peut désormais être limité par l’autorité administrative compétente en fonction de la disponibilité des forces de sécurité et de l’ordre devant être affecté à l’encadrement desdites manifestations

Il ajoute également que pour des raisons stratégiques, économiques et sécuritaires les manifestations sont interdites sur certains axes et zones notamment : « les routes nationales », « les axes et zones où se déroulent de fortes activités économiques, dans les centres urbains, « les axes et zones proches des institutions de la république », « les axes et zones proches des chancelleries et résidences des ambassadeurs et représentants d’organisations internationales », « les axes et zones proches des camps militaires et des camps de service de sécurité ».

L’article 17 mentionne que les réunions ou les manifestations pacifiques sur la voie publique et dans les lieux publics ne peuvent se tenir avant onze (11) heures et au-delà de dix-huit (18) heures. 

Cette restriction de la liberté de manifestation publique constitue une réduction considérable de la seule force de l’opposition. L’opposition doit être sans nul doute en train de regretter son boycott des élections législatives de 2018 qui donne aujourd’hui le champ libre au pouvoir de faire ce qu’il veut.

Stan A.

 

 

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