Togo/Qualification ratée pour la CAN 2019 : nécessité de tourner vers un football d’ambition

3 mois passé(e)s
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Fin de la phase éliminatoire de la CAN Egypte 2019. Le Togo s’en sort avec une élimination pour la phase finale. Sur les 6 matchs, le Togo a fait 3 défaites, 2 matchs nuls, et seulement une (1) victoire. Un résultat étique, qui en vérité ne doit pas laisser d’espoir à une quelconque qualification des éperviers. La réalité est là, le Togo ne prendra pas part à la messe continentale de football, mais aura plutôt à repenser son football afin de trouver les bonnes formules pour rebondir plus tard.

L’espoir était au top chez le public sportif ; la confiance aux joueurs n’a pas manqué non plus ; la mobilisation était impressionnante. Il suffisait de se rendre au stade municipal de Lomé lors des séances d’entraînement des éperviers pour s’en rendre compte. Cette attitude était, en tout cas, compréhensible surtout quand on a de grands noms qui font la pluie et le beau temps sous d’autres cieux, dans sa sélection nationale. Le public sportif togolais ne demandait qu’à avoir l’euphorie que procure le football.

L’aventure de la campagne 2019 est donc finie pour le Togo. Il doit rapidement oublier le passé et se projeter vers l’avenir. Et quand on parle « d’oublier le passé », il s’agit en fait de ne pas épiloguer sur les faits, mais tirer les leçons du passé pour mieux se relancer dans l’avenir. Le Togo, doit donc profiter pendant que les autres jouent la CAN 2019, s’occuper déjà à préparer les échéances prochaines surtout chercher à construire, rebâtir et rebondir sur de nouvelles bases.

Les leçons à tirer des éliminatoires

Chaque pays avait droit à 6 matchs dans cette éliminatoire. Trois (3) à domicile et trois (3) à l’extérieur. Et quand on parle « d’oublier le passé », il s’agit en fait de ne pas épiloguer sur les faits, mais tirer les leçons du passé pour mieux se relancer dans l’avenir. On ne peut prétendre se qualifier avec de tels résultats. Avant la dernière journée, c’était clair que le Togo est déjà passé à côté de sa qualification.

Sur les 3 matchs à domicile, où il fallait gagner 9 points, Claude Marie François Leroy est ses poulains n’avaient pris que 2 petits points. Situation incompréhensible. Toute équipe qui veut décrocher sa qualification pour une phase finale de CAN, ne doit pas volatiliser ses points à domicile. C’est plutôt à domicile qu’on maximise ses chances avant de glaner à l’extérieur. Ce n’est que dans ces conditions que la qualification arrive.

Aussi, pour l’avenir, l’on doit arrêter de placer l’espoir de résultats sur les internationaux. Plusieurs fois, le public les a réclamés pour venir faire au pays toutes les prouesses qu’ils réalisent ailleurs dans leurs clubs. Mais quelle n’a toujours pas été la déception de ce public quand ces internationaux reviennent en sélection ? Ils ne donnent pas assez de leur compétence. Il va falloir désormais changer de paradigme en misant beaucoup plus sur les locaux qui ne demandent que le minimum de moyen pour mouiller le maillot pour leur pays.

Les perspectives à définir très rapidement
« (…) La Fédération Togolaise de Football Voudrait compter sur le soutien de tous les acteurs, dans ses efforts visant à redonner un nouveau souffle de vie à notre football ». Peu ton lire dans une note de remerciement rendu public par le secrétariat générale de la FTF ce mardi 26 mars 2019. Oui, c’est vraiment de ça qu’il s’agit, « redonner un nouveau souffle de vie au football togolais ».

Cela passera forcément par un sélectionneur. Et le Togo doit penser à résoudre l’équation « quel entraîneur pour rebâtir le foot togolais » ? Oui, il faut changer d’entraîneur, car Claude le Roy a montré ses limites à la tête des éperviers. Il a quand même eu la chance d’avoir de gros moyens à sa disposition pour faire quelque chose de sérieux, mais il a loupé sur toute la ligne.

L’Etat doit enfin afficher clairement son ambition pour le football togolais. Il y a lieu donc pour l’Etat de faire les états généraux de football, définir clairement une politique sportive sur laquelle s’alignera le travail de la Fédération, des présidents de clubs, les entraîneurs. Et mettre les moyens à disposition de la Fédération pour sa réalisation sans manquer de suivre bien sûr l’avancement des activités. Ce n’est qu’à ce prix que le Togo pourra venir au-devant de la scène à l’échelle continentale et mondiale. Au cas contraire, c’est toujours à des débâcles qu’on assistera. Être éliminé pour les phases finales, même si on se qualifie, c’est pour aller faire juste de la figuration comme c’était le cas en 2017.

Il faut aussi qu’on donne du poids au championnat national. Quitter le championnat amateur pour le semi- professionnel d’au plus 10 clubs pour la D1. Lesquels seront subventionnés par l’Etat et bien sûr avec le soutien des sponsors. Exiger de chaque club la mise en place des différentes catégories de joueurs en leurs seins. Et les joueurs des clubs A doivent être payés. Ceci permettra de doter le championnat d’une grande force à pouvoir alimenter les sélections nationales de bons joueurs compétitifs, et aussi permettra d’éviter de placer toute la force de la sélection sur les joueurs internationaux.

Enfin, l’on doit repenser également le football à la base en prenant plus au sérieux le championnat scolaire. Et aussi disposer de centres de formation dignes de ce nom afin de développer le football à la base avec pour l’espoir que ces petits joueurs bien formés, desserviront la sélection nationale plus tard.

Bref, le Togo a du travail à faire et doit tout de suite se mettre à l’œuvre. Il s’agira de faire un travail de 4 à 5 ans et les résultats s’en suivront. Comme quoi, en football, il n’y a que le travail qui paye. Le Togo ne doit donc plus tergiverser, mais commencer tôt le travail avec les bonnes personnes.

S.A.

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